mercredi, 29 août 2007
Étape suivante ...
A ce moment là, une fois redescendu de l'Avachinsky, notre expédition à l'extrême des contrées asiatiques, pris un virage à cent quatre-vingt degré.
De nos randonnées relativement sportives, nous sommes passés à un périple beaucoup plus bucolique. Trois jours de descente de rivière en pleine nature serait le deuxième volet de notre séjour au Kamtchatka.
Le changement d'activité, devait aussi s'accompagner d'un changement de guide principal, ainsi que d'un changement de véhicule.
Le point de départ, sur la rivière, se trouve à environ cent quarante kilomètres du dernier volcan grimpé, soit environ quatre heure à cinq heures de route.
Petit matin du sixième jour. Petit déjeuner. Rattroupement des bagages.



Le camp de bungalows, ou nous avons donc passé deux nuits, présente deux type d'habitants. Des humains, quelques uns résidents et la plupart des autres, touristes de passage, mais aussi des petits animaux ressemblant à des marmottes en modèle réduit. En fait, ce sont des lemmings. A voir le site, et à lire la littérature, il semble que ce soit une espèce assez prolifique. On en a vu des dizaines parcourir le camp. L'abondance de miettes et autres résidus de nourriture humaine, ainsi que la générosité du touriste moyen de passage doit les combler. Ces petites bestioles ne sont pas très farouche, et elle n'hésite pas à aller fouiner jusque sur les sacs, où dans les sacs si ceux-ci, d'aventure, ne sont pas correctement bouclés.



Pour la route, donc, nous avons troqué notre Oural, c'était le nom du 6x6, pour un vulgaire bus ... Enfin, pas tout à fait un vulgaire bus quand même. Parce que compte tenu des chemins, s'aurait été un peu craignos. Un bus, donc, mais un bus 4x4. On a perdu un essieu dans l'affaire, mais on n'en était quand même pas encore revenu au banal statut de touristes lambda. On était encore trimbalé avec quatre roues motrices.
Les bagages bourrés au fond du bus. Et nous voilà parti pour un dernier trajet avec l'ami Maxime que nous devions laisser au premier tiers du chemin, vers le marché de la fois précédente, où nous devions ravitailler à nouveau avant de nous enfoncer vers le centre des terres kamtchatkaises.
Larme à l'œil, effusions, quelques billets de roubles glissés à l'abri du regard du patron présent pour un pointage, et roule vers de nouveaux horizons.

Après deux heures de route, sur du bitume pour le coup, pause pipi et ravitaillement. Là, pas de repas particulier de prévu. Mais au point d'arrêt, tout les cinq six mètres vous avez une vendeuse avec une espèce de gros casier monté sur roulettes de poussettes des années soixante-dix, un peu comme des chariots de vendeur de glace. Et de fait, ces engins on la même fonction, mais en sens inverse. Il ne s'agit pas de garder de la glace froide, mais des beignets chauds. Donc ces braves femmes vendes aux gens de passage des beignets chauds, mais ce ne sont pas des beignets sucrés, ce sont des beignets à la viande, aux pommes de terre ou au choux. Ce n'est sans doute pas franchement diététique, mais quand on a faim, ça se laisse manger sans difficultés. Il devait y avoir pas loin d'une dizaine de ces vendeuses plus un certain nombre de baraquement de vente de boisson, un truc ressemblant à un restaurant et un magasin type magasin général des films de cow-boy. Bizarre de trouver ça au milieu de nul part. Mais en fait, c'est plus tard que l'on comprit pourquoi ...
Rapidement la route devint piste. Puis après deux heures de trajet supplémentaires nous nous enfilâmes dans des chemins pour le moins chaotiques.
A un moment, le chauffeur préféra nous faire descendre, nous étions à environ deux cent mètre de l'arrivée, au bord de la rivière. Nous rejoignîmes notre nouveau guide qui était déjà sur place. Notre ancien camion, qui avait pris en charge un autre groupe était déjà arrivé avec une parie du matériel qui nous était dévolu. Et notre nouveau guide était déjà en train de monter notre camp pour le soir. Notre départ sur la rivière n'était prévu que pour le lendemain matin. L'autre groupe, que nous avions également côtoyé au volcan précédant, lui, prenait la rivière dès la mi après-midi. A ces latitudes, en cette période de l'année les soirées finisse tard. Il fait jours jusque vers dix heure le soir.


Donc, nous examinons le coin, les tentes étant là, nous chisissons nos emplacements et montons les tentes puis attendons sagement. Un quart d'heure, vingt minute, toujours pas de bus pour un trajet qui nous avait pris moins de cinq minutes à pied. En fait, malgré ses quatre roues motrices, le chauffeur avait merdé dans un passage délicat et c'était retrouver planté et bien planté, les quatre roue dans des ornières bien boueuses et bien profondes. Il n'y eu plus qu'a attendre le retour de Zorro, le 6x6 Oural qui devait repasser par là.




Et en deux temps trois mouvements, le puissant camion sorti le frêle bus du merdier dans lequel il avait joyeusement plongé.
Nous déchargeâmes nos bagages, et prudent, pour la suite, le bus nous attendit en un point en deçà de la mare de boue ou il avait pataugé précédemment.
A quelques kilomètres de notre point de campement se trouvent des sources thermales d'eaux chaudes, en bord de rivière, et un grand terrain de camping. C'est en fait un lieu de villégiature pour les habitants de Petropavlovsk. Voilà ce qui expliquait la présence du point de ravitaillement à mi parcours.
Pendant tout le trajet en bus, nous avions subit une infernal musique. On avait obtenu une baisse du son, puis on nous avait passé un film sur le Kamtchatka. Touriste on est ou pas ... Et là des centaines de tentes, des gens de tous âges, des jeunes comme des vieux, et à chaque tente une radio beuglant. Un enfer sonore. Poliment, on demande à notre gazelle, s'il en est toujours ainsi. Et un grand sourire aux lèvres, elle nous dit que oui, et nous dit "C'est chouette, n'est-ce pas ?".


Quelques bassins sont aménagés à quelques mètres de la rivière. Sinon, des aménagements sont pratiqués par les gens eux mêmes au bord immédiat de la rivière. L'eau de celle-ci est glaciale, mais sur ses rives, fuse du sol une eau littéralement bouillante. On creuse des petits bassins alimentés par la rivière pour obtenir une bonne température. Mais il faut faire attention et agiter l'eau en permanence, si on pose les fesses ou une main sur un point d'affleurement d'eau chaude, on peut se bruler.

Retour au camp après une petite heure. Repas du soir. Gonflage des bateaux pour le départ sur la rivière du lendemain. Rigolade au coin du feu.

Le pied ...
15:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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