samedi, 25 août 2007

Les volcans.

Au matin du troisième jour, le soleil nous a souri. Nous avons été chanceux, comme disent nos cousins du Québec. Il n'est pas rare, à ce que nous ont rapporté nos hôtes, d'avoir deux à trois semaines de grisaille non-stop sur les sommets du Kamtchatka.

 

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Donc, nous avons, ma foi, goûter notre plaisir sans retenu ...

Le vent de la veille, gage du soleil, était toujours là, il en a gêné certain pour dormir. Moi, je dois dire que la fraicheur nocturne et les vibrations de la toile me conviennent. C'est avec un bercement cotonneux, envelopper de polaires, bien au chaud dans un bon sac de couchage, les courbatures anesthésiées que j'ai savouré cette nuit du bout du monde.

 

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Re-petit-déjeuner à la russe, je crois que ce matin là nous avons eu des œufs, outre la charcuterie et le fromage systématiques. Bon, le fromage, on mangeait un peu. La charcuterie, c'était plus difficile. Elle n'est pas terrible, pour les gastronomes que nous sommes. Mais on ne manquait ni de pain, ni de beure, ni de confiture. Ni, d'ailleurs, d'autres bidules forts appréciés de nos jeunes, et même de certain moins jeunes, des trucs du style pâtes à tartiner, confiture de lait, etc. Et bien sur, thé, café, jus de fruit ... Notre cantinière, Tania, a vraiment été top.

Lavage de dents et du museau dans la rivière glacée, certaines commençaient à souffrir du troisième jour sans douche. Ha, la dure vie dans la nature ... ;-)

 

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Et hop, nous revoilà charger dans le puissant 6x6, et en route pour notre deuxième volcan.

Mutnovsky est son nom, 2323 mètre l'altitude de son sommet, et 900 mètre le dénivelé de la balade. En gros comme celui de la veille. Par contre, ça a été 12 km aller et 12 km retour par des chemins pierreux entrecoupés de névé.

 

Au pied du volcan, au point de départ de la randonnée, se trouve une usine géothermoélectrique. C'est avec l'Islande, un des seuls endroits au monde, sauf erreur de ma part, où l'on exploite l'énergie géothermique volcanique pour produire de l'électricité.

 

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On voit courir des tuyaux sur les pentes alentours. Des forages disséminé capte en profondeur des sources d'eaux chaudes sous pression de l'ordre de 300° C. Transformer en vapeur sur le site de l'usine, l'eau est ramener à la pression atmosphérique, ces eaux chaude alimente des turbines qui produise l'électricité. C'est une technologie assez sioux, car l'eau contient des composés soufrés et acides assez corrosifs.

Bon, ce n'est pas très écolo pour la vue. L'usine est entourée d'un tas de déchets métalliques déjà bien corrodés. Certains, parmi nous, ont trouvé que c'était dommage de défigurer ainsi une belle vallée.

Ouais. Moi je me dis que c'est de l'énergie naturelle, renouvelable, récupérée qui ne produit pas un pet de gaz à effet de serre. Alors un bout de construction, même si c'est à la russe, c'est à dire brute de fonderie et sans considérations esthétiques et une ligne électrique, perdue dans des milliers de kilomètres-carrés sans âmes qui vivent autre que celles de onze touristes et de quelques centaines ou milliers d'ours, je ne crois pas qu'il faille s'en formaliser.

 

Nous voilà donc parti pour quatre heures de grimpette relativement douce et pénarde.

 

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Pause à mi chemin.

 

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Arrivé à l'entrée du cratère. Petite leçon de morale. Je ne vous l'ai pas encore dit, je crois, mais tous les volcans que nous visitons sont actifs. La dernière éruption de celui en cours remonte à 2000. Celui-ci de volcan, présente la particularité d'avoir le cône de son cratère fendu d'un large passage par lequel nous allons pouvoir aller titiller ses entrailles.

Là, petite pose, bien venue pour nos gambettes qui manque d'entrainement. Et on aperçoit une sorte de petit tertre avec une plaque et une croix orthodoxe. Et très sérieusement, notre gazelle d'interprète, nous dis que c'est la tombe d'un touriste ... Silence dans les rangs. Regard en coins. Sourires du style "Allez, tu charries Ira". Puis explication solennel de Maxime, notre guide en chef. On avait eu droit la veille au soir à un topo sécurité, avec signature le matin d'un calepin dans lequel on reconnaissait avoir reçu les consignes de sécurité. Et donc deuxième couche ...

 

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En fait, ce n'était pas une tombe, mais un petit monument commémoratif. Irina a beaucoup profité de notre séjour pour parfaire son français, et c'est une jeunette qui apprend vite ... Mais c'était quand même bien un jeune touriste imprudent, qui pour rammasser une belle pierre jaune à sa copine, du souffre pure cristallisé quoi, s'est trop approché d'une bouche de fumerole est a été victime d'une éructation volcanique. Il s'agissait d'un étudiant russe, et c'est la mère de ce dernier, venu en pèlerinage sur le site, qui a fait ériger le tertre avec un objectif pédagogique.

 

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Ce volcan est considérer par beaucoup comme le plus beau. Il est intéressant. Peut-être était-ce la fatigue, le temps commençant à se couvrir, moi, si je l'ai apprécié, il n'est pas celui qui m'a le plus séduit.

 

Le cratère est multiple, et contient un glacier. Le mélange de la glace, et des cendres minérales donne effectivement des choses intéressantes.

 

 
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A l'intérieur du cratère, nous sommes allés voir deux autres sous-cratères. Je croix que là, nous avons pris de vrais risque. Fatigués, nous avons marché sur des sentiers de 10 cm de large sur des pentes de cendres abruptes plongeant dans des lacs acides situés plusieurs dizaines de mètres en contrebas. Un faux pas et on aurait été mal, comme on dit. Mais bon, on est tous rentré à bon port. 

 

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Au début de la ballade, j'ai marché au rythme de Mamie Co, pour rester avec elle et ne pas la laisser seule en fin de peloton. Mais au retour, mon rythme a été le sien par la force des choses, c'est à dire la faiblesse de mes jambes. Bien qu'en descente, j'ai cru ne jamais y arrivé. Au deux tiers du chemin du retour, j'ai eu la sensation de l'épuisement absolu. C'est assez bizarre, pas mauvais marcheur en général, je n'avais jamais vraiment expérimenté ce genre de truc.

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