mercredi, 15 août 2007
Plongée au bout du monde ...
Donc, ça y est, nous y sommes. Ce fut rude, mais maintenant la béatitude du touriste comblé nous gagne ...

Voici l'engin qui nous attend à l'aéroport de Petropavlovsk. Mieux que les véhicules des ZAvezVuLaTailleDeMaCaisse moyens de chez nous, ce n'est pas un 4x4, mais un 6x6. Trois essieux, six roues motrices. Dans le babe, nos détenteurs de cellules autopropulsées grand luxe hautes sur pates. La mousse des banquettes est fine. Leur ossature est composée de bonnes planches en bois. Confort spartiate donc. Mais quelle belle et robuste machine. Et déjà 18 ans de bons et loyaux services, siouplait ...
Dans la grisaille de ce que l'on ne sait pas trop si c'est le petit matin ou la journée, nous avons décollé vers 17 heures, traversé une nuit et atterri aux environs de 10h du mat, heure locale, après 9 heures de vol, nous découvrons un monde assez nouveau et un peu déroutant. Sorti des pistes, on se retrouve sur le parking de l'aéroport (là où il y a ce superbe monstre mécanique), sans nos bagages, sans avoir traversé le moindre bâtiment, en franchissant juste une grille.
Puis nous avisons un mouvement de foule vers une petite porte latérale du bâtiment. Parce qu'il y en a quand même un de bâtiment. On suit, et de fait, on se retrouve dans un lieu assez petit, avec un bidule à tapis roulant un peu brinquebalant distribuant au compte gouttes les bagages.
Chargement du camion ...

L'équipe qui nous attend est composée d'un guide principale, d'un guide secondaire, d'une cuisinière, d'une interprète et d'un chauffeur. Cinq accompagnants pour les onze grelus que nous sommes. On n'a pas trop l'habitude, mais bon, on n'a pas eu le choix.
Sacs entassés sous bâche sur le toit et nous voilà parti ... On doit retrouver quelque kilomètre plus loin, sur une petite place du patelin, le patron de la boite pour régler le solde du séjour et en profiter pour faire quelques emplettes. Chaleureux comme une banquise et affublé du célèbre sourire russe, le patron, pourtant un copain d'une copine à nous, règle vite fait les formalités, encaisse le pognon, prend le cadeau que nous avons emmené de France de la part de sa copine et disparait.

Et pas longtemps plus tard, extinction des mobiles (y'a plus de réseaux, enfin !). En route pour les terres sauvages ...

A suivre ...
09:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
tu as raison Quidam : ça change les idées.
La qualité de l'accueil dans les ex pays socialistes ne cessara jamais de m'amuser : dans le sahara c'est pareil, en Hongrie c'est pareil !
Je crois qu'on les énnerve parce que pour eux on est riches et ils veulent donc en profiter.
J'attends la suite de tes récits et de tes photos...:-)
Ecrit par : ijkl | mercredi, 15 août 2007
Oui, ijkl, on est perçu comme de riches privilégiés. Et de fait on l'est en grande partie. On a évalué que le pouvoir d'achat du salaire médian en France, est le double de celui du Kamtchatka. En outre, en Russie, bien qu'une nouvelle législation l'interdise maintenant, il n'est pas rare d'avoir deux tarifs. Le tarif pour les russes et le tarif pour les estrangers affecté d'un petit coefficient multiplicateur ...
Ecrit par : Quidam LAMBDA | mercredi, 15 août 2007
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