samedi, 01 septembre 2007

Kamtchatka ...

C'est la fin du voyage, l'heure du retour.

 

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AmiE, blogueur ou blogueuse de passage, ce site est une manière de carnet de voyage. C'est le vécu, les sentiments, les impressions, le ressenti, d'un parmi onze. Ça n'a donc bien sur rien d'exhaustif.
 
Nous n'avons fait qu'effleurer le Kamtchatka. Il recèle encore plein de merveilles et de mystères, qui naturellement ne figurent pas ici. Les réserves de rêves sont encore immenses ...  
 
Les blogs sont ainsi faits, que les notes sont dans l'ordre inverse de leur rédaction ... , et là, dans l'ordre inverse de la chronologie du voyage. Tu as donc tout intérêt, pour suivre le fil du récit, à te reporter à la liste des notes, qui elle est dans l'ordre chronologique, qui figure à droite de l'écran.
 
Je n'encombrerai pas cet espace de conseils ou autres données d'ordre "touristique". Mais les commentaires resteront ouverts. Et les questions recevront toujours des réponses.
 
 
Le rêve, c'est aussi la vie ... 
 
 
 
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©Internet
 
 
 
Le 7 octobre 2007,
 
Une mention spéciale pour Visa Express et Nouvelle Frontière qui ont fait preuve de professionnalisme. J'ai conté nos déboires avec eux. Je peux donc dire maintenant que nous avons été remboursé de tous les frais induits. On l'a certes jouée soft, et non à l'américaine, en ne demandant que le remboursement des surcouts, sans réclamer d'autres dédommagements, mais nous avons été remboursé sans discutions aucune. Il fallait le signaler ...  
 
 

Petropavlovsk.

 

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Petropavlovsk-Kamtchatski, c'est son nom complet, dans la baie d'Avacha, a été fondé en 1740 par Vitus Bering, un explorateur Danois, pour le compte du tsar de Russie. Elle tire sont nom des deux navires de Bering, le St Pierre et le St Paul.

Voilà, tout est dit. Il n'y a plus rien à voir. Circulez.

 

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Petropavlovsk occupe un site formidable, un cadre génial, mais ce n'est en fin de compte qu'une grosse crotte, somme toute assez étendue, déposée par Hommo Soviticus au cours du siècle passé. Certes, elle est constituée de béton biodégradable, mais sur le long terme.  

Notre dernière journée pleine au Kamtchatka était consacrée à la "découverte" de Petropavlovsk et un tour en bateau dans la baie d'Avacha.

 

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L'endroit d'où nous avons pris le bateau ... 

 

Que dire ? Et bien, c'est la Russie profonde. La Russie blessée. Celle qui ne s'est pas encore remise du pillage organisé et encouragé par les amerloques lors de la chute de l'URSS. Dans l'ordre soviétique, le Kamtchatka était une province stratégique, face aux USA coté Pacifique. C'était un secteur fermé, mais les gens qui y étaient, y vivaient bien.

Et puis tout c'est arrêté d'un coup. Les immeubles en construction sont restés en l'état. Inachevés. Bon, je ne vais pas vous faire un exposé sur la fin du soviétisme. Mais comme en beaucoup d'endroits en Russie, et pour des centaines de millions de gens, ce fut une véritable catastrophe, un cataclysme social. Les quelques centaines de milliers du Kamtchatka, eux, furent en plus pris au piège de l'isolement géographique. 

 

Mais la baie est un endroit manifique ... 

 

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vendredi, 31 août 2007

La rivière.

Le premier jour de rivière, sous le soleil, fut très agréable. Ceux qui aiment le mouvement sont un peu restés sur leur faim. Moi, mon âme contemplative s'est parfaitement synchronisée à l'atmosphère paisible de l'instant.

 

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A la pagaie, j'ai également gouté les trois ou quatre passages très légèrement plus rapides. 

 

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Le parcour a été ponctué d'étapes, pèches, repas et nuitées. Vova nous a fait voir les traces de l'ours, empruntes dans le sable de la berge ici, crottes là, nous expliquant le cheminement de l'animal, son âge probable et sa taille.

 

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Les soirées furent plus conviviales, plus chaleureuses. Lors de l''une d'elle, les occupants de chaque tente firent un sketch. Mamie Co et sa coloc, Grande Fille Apothèque numéro deux nous  gratifièrent d'un numéro des Folies Bergères dans lequel elles s'étaient confectionnées des costumes de scène, pour ce faire les plumes ont été remplacées par des fougères et toutes sortes de feuilles de plantes ramassées sur place. Elles nous ont fait tous bien fait rire et ont enchanté nos hôtes.

Vova réalisa des colliers et des bracelets, en fabriquant des perles avec des branches de saules, pour nos dames et demoiselles.

Les langues se délièrent et c'est la que l'on commença à parler un peu de nos conditions de vie respectives. Ils nous interrogèrent sur la France, nos moyens. Ils nous parlèrent des leurs, de leurs activités. On fit des comparaisons de pouvoir d'achat.

C'est ainsi qu'on établi que ce dernier, au Kamtchatka devait être environ la moitié du notre. Quand on parla de prix de voiture, ils demandèrent avec insistance l'âge des voitures. C'est au bout de quelques minutes que l'on comprit qu'ils n'imaginaient pas que l'on puisse acheter une voiture neuve.

On découvrit aussi que nos accompagnateurs étaient ce que l'on appelle, chez nous, d'un point de vue académique, des gens instruits. Vova est professeur de physique-chimie dans l'équivalent de nos collèges. Tania est administratrice de la boite en charge de notre périple. Oleg est informaticien. En gros nous appertenons tous, eux et nous, à la même catégorie sociale. Mais eux doivent avoir deux ou trois boulots pour vivre avec la moitié de ce dont nous, nous disposons.

 

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Un autre soir, notre gazelle fut baptisée et admise dans la guilde des guides de rivières lors d'une cérémonie où nous avons tous bien ri. Un des effets marrant était dû au fait qu'elle ignorait manifestement tout de la chose. On avait bien remarqué que Vova, Oleg et Tania préparaient quelque chose. Mais ils nous avaient fait signe d'être discret et nous l'avons été. Ira devait nous traduire au fur et à mesure où elle découvrait qu'elle était elle-même l'objet du cérémoniale en cours. Ils lui firent prêter serment d'allégeance à la rivière, et lui remirent un cadeau de la rivière, une rame perdue, repérée par Vova sur la berge, et que nous étions allés chercher avec Oleg. Et enfin, le baptême lui même qui consista à lui plonger les fesses dans une bassine d'eau de la rivière. Ils lui ont épargné le plongeons toute habillée en entier, qui est de mise en règle générale. Le temps était pluvieux et trop froid. Sécher une partie d'un jean avec le feu était jouable, pas une tenue complète.

 

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Et puis ... Il fallut bien revenir vers le monde civilisé ...

 

 

jeudi, 30 août 2007

Vova, l'homme qui parle aux ours ...

Vova, est notre guide pour cette deuxième partie de notre séjour. En fait il s'appelle Vladimir. Ses amis le surnomment aussi Moogli.

Cet homme est petit. Sec, bien que mangeant comme quatre. Le visage buriné, rude. Ses cheveux, éclaircis et laissant entrevoir un cuir chevelu tanné, sont soigneusement ramenés en arrière et noués en une fine queue de cheval. A la mongol des temps anciens. D'un gris argent, ils portent encore des traces de leur blondeur passée. 

Il est bourru et vêtu de ce qui de loin ressemble à un treillis. En fait une tenue, certes de camouflage, mais dont les motifs sont un hommage à la nature.

 

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Il est pro, il n'y a rien à redire. Efficace, les choses sont rondement menées. Les instructions sont claires et précises. Notre gazelle, qui découvre Vova avec nous, est un peu surprise. Jusque là, elle était traductrice. C'est son job, c'est ce pour quoi elle a été embauchée. Et, ma foi, héritage de la culture soviétique aidant, la tendance russe est à faire ce que l'on est sensé faire, correctement, mais pas plus. Et là, Vova donne des instructions à la jeunotte. Elle fronce bien un peu, mais ne s'en exécute pas moins. Il émane de Vova une autorité naturelle qu'il ne viendrait à l'idée de personne, nous compris, de remettre en cause.

Il nous donne aussi vaguement l'impression qu'il est là pour faire son job, même si c'est pour des cons de touristes. Après tout ils paient, donc on les serre. Mais servir, n'est pas aimer.

Vova est le plus ancien de la boite. Cela fait dix-huit ans qu'il fait ce boulot.

Et puis peu à peu, on s'habitue les uns aux autres. Il nous découvre, comme nous, le découvrons. Tania, notre intendante, change peu à peu, elle aussi. Elle semble plus dans son élément.

Vova est un homme de la nature. Il n'est pas dans la logique du service client. Et le patron de la boite ne l'impressionne guère. Il se rend compte que nous ne sommes pas trop du style à s'assoir et regarder les larbins au taf. Plus que Maxime, il accepte notre participation. Et Tania, se met à accepter mon aide à la cuisine. Progressivement le mur de glace initial fond et une certaine complicité apparait. Et surtout, à partir de maintenant, on mangera tous ensemble. Tous, ils deviennent nos guides, sous un autre sens, celui d'initiateurs aux choses du lieu. Ils ne sont plus à notre service, mais nous à leur écoute.

 

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La rivière que nous allons descendre sur près de quatre-vingt-dix kilomètres s'appelle Malkinskaya. Elle est le territoire des ours et des saumons. Pas un village, pas une maison ne la borde. On plonge dans la nature sauvage.

Les consignes sont strictes. Interdiction absolue de s'écarter du camp. Vova est en permanence aux aguets. Il fait les choses paisiblement. Il est décontracté. Et subitement tout son être se tend. Une instruction fuse, rapide, gutturale, et Oleg file, rapide mais silencieux, dans la direction que lui a indiqué Vova. Quelques minutes plus tard, Oleg revient, détendu, sourire aux lèvres. Et l'on comprend que c'était une fausse alerte. A chaque arrêt, Vova et Oleg descendent les premiers et font un tour minutieux du secteur avant de nous autoriser à descendre des bateaux. Ils examinent attentivement le sol et y analyse avec soins les traces. L'endroit n'est déclaré bon que si les traces d'ours les plus récentes remontent à au moins trois jours.

Un jour, voyant Oleg revenir tout sourire, je demande à Vova ce qu'il ferait si on croisait un ours, ou plus exactement, si un ours venait nous rendre visite. Et tout simplement il me répond "J'irai le voir et je lui parlerai". 

 

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mercredi, 29 août 2007

Étape suivante ...

A ce moment là, une fois redescendu de l'Avachinsky, notre expédition à l'extrême des contrées asiatiques, pris un virage à cent quatre-vingt degré.

De nos randonnées relativement sportives, nous sommes passés à un périple beaucoup plus bucolique. Trois jours de descente de rivière en pleine nature serait le deuxième volet de notre séjour au Kamtchatka.

Le changement d'activité, devait aussi s'accompagner d'un changement de guide principal, ainsi que d'un changement de véhicule. 

Le point de départ, sur la rivière, se trouve à environ cent quarante kilomètres du dernier volcan grimpé, soit environ quatre heure à cinq heures de route.

Petit matin du sixième jour. Petit déjeuner. Rattroupement des bagages.

 

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Le camp de bungalows, ou nous avons donc passé deux nuits, présente deux type d'habitants. Des humains, quelques uns résidents et la plupart des autres, touristes de passage, mais aussi des petits animaux ressemblant à des marmottes en modèle réduit. En fait, ce sont des lemmings. A voir le site, et à lire la littérature, il semble que ce soit une espèce assez prolifique. On en a vu des dizaines parcourir le camp. L'abondance de miettes et autres résidus de nourriture humaine, ainsi que la générosité du touriste moyen de passage doit les combler. Ces petites bestioles ne sont pas très farouche, et elle n'hésite pas à aller fouiner jusque sur les sacs, où dans les sacs si ceux-ci, d'aventure, ne sont pas correctement bouclés.

 

 

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Pour la route, donc, nous avons troqué notre Oural, c'était le nom du 6x6, pour un vulgaire bus ... Enfin, pas tout à fait un vulgaire bus quand même. Parce que compte tenu des chemins, s'aurait été un peu craignos. Un bus, donc, mais un bus 4x4. On a perdu un essieu dans l'affaire, mais on n'en était quand même pas encore revenu au banal statut de touristes lambda. On était encore trimbalé avec quatre roues motrices.

Les bagages bourrés au fond du bus. Et nous voilà parti pour un dernier trajet avec l'ami Maxime que nous devions laisser au premier tiers du chemin, vers le marché de la fois précédente, où nous devions ravitailler à nouveau avant de nous enfoncer vers le centre des terres kamtchatkaises.

Larme à l'œil, effusions, quelques billets de roubles glissés à l'abri du regard du patron présent pour un pointage, et roule vers de nouveaux horizons.

 

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Après deux heures de route, sur du bitume pour le coup, pause pipi et ravitaillement. Là, pas de repas particulier de prévu. Mais au point d'arrêt, tout les cinq six mètres vous avez une vendeuse avec une espèce de gros casier monté sur roulettes de poussettes des années soixante-dix, un peu comme des chariots de vendeur de glace. Et de fait, ces engins on la même fonction, mais en sens inverse. Il ne s'agit pas de garder de la glace froide, mais des beignets chauds. Donc ces braves femmes vendes aux gens de passage des beignets chauds, mais ce ne sont pas des beignets sucrés, ce sont des beignets à la viande, aux pommes de terre ou au choux. Ce n'est sans doute pas franchement diététique, mais quand on a faim, ça se laisse manger sans difficultés. Il devait y avoir pas loin d'une dizaine de ces vendeuses plus un certain nombre de baraquement de vente de boisson, un truc ressemblant à un restaurant et un magasin type magasin général des films de cow-boy. Bizarre de trouver ça au milieu de nul part. Mais en fait, c'est plus tard que l'on comprit pourquoi ...

Rapidement la route devint piste. Puis après deux heures de trajet supplémentaires nous nous enfilâmes dans des chemins pour le moins chaotiques.

A un moment, le chauffeur préféra nous faire descendre, nous étions à environ deux cent mètre de l'arrivée, au bord de la rivière. Nous rejoignîmes notre nouveau guide qui était déjà sur place. Notre ancien camion, qui avait pris en charge un autre groupe était déjà arrivé avec une parie du matériel qui nous était dévolu. Et notre nouveau guide était déjà en train de monter notre camp pour le soir. Notre départ sur la rivière n'était prévu que pour le lendemain matin. L'autre groupe, que nous avions également côtoyé au volcan précédant, lui, prenait la rivière dès la mi après-midi. A ces latitudes, en cette période de l'année les soirées finisse tard. Il fait jours jusque vers dix heure le soir. 

 

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Donc, nous examinons le coin, les tentes étant là, nous chisissons nos emplacements et montons les tentes puis attendons sagement. Un quart d'heure, vingt minute, toujours pas de bus pour un trajet qui nous avait pris moins de cinq minutes à pied. En fait, malgré ses quatre roues motrices, le chauffeur avait merdé dans un passage délicat et c'était retrouver planté et bien planté, les quatre roue dans des ornières bien boueuses et bien profondes. Il n'y eu plus qu'a attendre le retour de Zorro, le 6x6 Oural qui devait repasser par là.

 

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Et en deux temps trois mouvements, le puissant camion sorti le frêle bus du merdier dans lequel il avait joyeusement plongé.

Nous déchargeâmes nos bagages, et prudent, pour la suite, le bus nous attendit en un point en deçà de la mare de boue ou il avait pataugé précédemment.

A quelques kilomètres de notre point de campement se trouvent des sources thermales d'eaux chaudes, en bord de rivière, et un grand terrain de camping. C'est en fait un lieu de villégiature pour les habitants de Petropavlovsk. Voilà ce qui expliquait la présence du point de ravitaillement à mi parcours.

Pendant tout le trajet en bus, nous avions subit une infernal musique. On avait obtenu une baisse du son, puis on nous avait passé un film sur le Kamtchatka.  Touriste on est ou pas ... Et là des centaines de tentes, des gens de tous âges, des jeunes comme des vieux, et à chaque tente une radio beuglant. Un enfer sonore. Poliment, on demande à notre gazelle, s'il en est toujours ainsi. Et un grand sourire aux lèvres, elle nous dit que oui, et nous dit "C'est chouette, n'est-ce pas ?".

 

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Quelques bassins sont aménagés à quelques mètres de la rivière. Sinon, des aménagements sont pratiqués par les gens eux mêmes au bord immédiat de la rivière. L'eau de celle-ci est glaciale, mais sur ses rives, fuse du sol une eau littéralement bouillante. On creuse des petits bassins alimentés par la rivière pour obtenir une bonne température. Mais il faut faire attention et agiter l'eau en permanence, si on pose les fesses ou une main sur un point d'affleurement d'eau chaude, on peut se bruler.

 

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Retour au camp après une petite heure. Repas du soir. Gonflage des bateaux pour le départ sur la rivière du lendemain. Rigolade au coin du feu.

 

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Le pied ... 

 

 

lundi, 27 août 2007

L'ascension.

Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas forcément.

En me couchant, la veille au soir, j'étais près à parier que je resterais sagement au camp le lendemain à buller, histoire de me requinquer. Je me sentais dans un état d'épuisement total.

Le volcan était sous nos yeux. Son magnifique voisin également. En fait, le camp se trouvait au pied des deux cônes. Et je dois reconnaitre, comme beaucoup sans doute, que les sommets ont toujours agit sur moi comme des aimants. Je n'ai jamais fait d'alpinisme. Probablement une question d'opportunité. Ayant vécu dans une région de moyenne montagne, les sommets y étaient accessibles sans trop d'effort. Ce sont les sommets qui m'attirent, les falaises verticales, en revanche ne m'ont jamais attiré. J'ai bien une fois, vers l'âge de 17 ans, grimpé à main nue une paroi franchement abrupte, au pied d'un fort. Mais ce fut simplement une subite et irrépressible attraction vers une hauteur doublée de l'inconscience de l'âge.

Et donc, en ce matin du cinquième jour, je me sentais frais et dispos. 2941 m, impossible de ne pas le faire. Bon, conscient de l'état des troupes, la ballade était décomposée en deux parties. Il faut dire, que nous étions sur le site en conjonction avec un autre groupe manager par la même boîte. Les guides nous proposèrent donc de faire deux groupes, l'un ferait le volcan complet, l'autre ne grimperait que la moitié et redescendrait à mi chemin. Nous gardions la possibilité de changer d'avis au dernier moment, la première moitié de la grimpée étant faite tous ensemble. Doutant encore de mes forces, ce principe me convenait parfaitement.

Nous voilà donc parti pour une ascension d'environ 1000 m pour les uns et de 1900 m pour les autres.

Première moitié du chemin parcouru sur un rythme soutenu. S'agissait-il de décanter le populo, je l'ignore. D'autres étant fatigués, V. qui s'était blessée à Moscou, faisant là sa première ballade, je savais que Mamie Co ne resterait pas seule en queue de peloton. Et ce sommet conique à 2900 me titillait sérieusement. J'ai donc suivi le rythme. Et ce sans trop de difficultés, ce dont j'étais plutôt agréablement surpris.

 

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Arrivée à l'étape de mi-hauteur. Pose pique-nique à coté d'une petite station de mesures vulcanologiques. Magnifique vue sur les paysages alentours, le volcan voisin, le Koryaksky, notre camp sur le bas, et pas très loin d'autres baraquements, ceux d'un camp de scientifiques.

Entre les deux volcans, on observe une curieuse formation, baptisée les gendarmes par les gens du coin. Il s'agit d'une poussée de lave solidifié surgit à la verticale entre les deux cônes à l'occasion d'un mouvement d'humeur de l'un des deux.

Et puis, quand on tourne le regard, le cône avec un léger panache blanc qui agit comme un aimant.

 

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Reposé, réénergisé, nous étions fins près pour la deuxième étape. Et pour tout dire, je me pensais assez en forme pour tenter cette deuxième partie de l'ascension. De notre équipe nous sommes cinq à l'avoir faite, plus Maxime notre guide naturellement ainsi que notre infatigable gazelle, Ira. 

 

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La grimpée s'est faite très simplement, en lacet le long du cône. Tout le sentier étant visible, jusqu'au sommet, Phil s'est lâché. D'un pas constant, ferme et régulier, il a pris la tête du groupe, puis peu à peu distancer tout le monde y compris Maxime. Pour ma part, sensible aux limites de ma forme physique, tout autant qu'au magnétisme du sommet, j'ai d'emblée opter pour un pas mesuré, laissant tout le monde filer devant. Phil, montagnard averti, a été de bon conseil. Le cône volcanique est composé d'éboulis de cendres. Des pierres ponces, plus ou moins dense, et plus ou moins grosse. On y fait un pas de 30 cm et le pied recule de 15 ... Phil, nous a montrer comment positionner les pieds, dans une marche en semi-crabe, plutôt que face à la pente du sentier. Et de fait, le recul était beaucoup moindre et l'effort fourni plus économe en énergie.

Telle une colonne chromatographique, le cône volcanique a très vite séparé les divers éléments de notre petite équipe. Phil est arrivé le premier en 55 mn. Ensuite, les jeunes Apothèques n° 2 et 3 et la gazelle, en 1h10. Maxime, devant assumer sa rondeur, est arrivé au sommet en 1h25, un bon quart d'heure après les jeunots. Papa Apothèque à suivi en 1h35 et moi, ma foi, bon dernier, j'ai pointé mon nez en haut du volcan au bout de 1h50 environ. Épuisé. Raide, mais heureux d'y être. 

Ce volcan est un classique du coin. Nous n'étions pas le seul groupe à le grimper. Notre amie kamtchatkaise immigrée chez nous nous en avait parlé comme d'une ballade familiale. Lors de la préparation du voyage, certaines, s'était interroger sur la faisabilité d'un dénivelé de 1900 m. A la lecture de ce  texte vous devez en déduire que ce n'est pas à proprement parler une petite balade de santé.

Ben la camarade immigrée ne nous avait pas raconté des bobards. Parce que sur la pente du cône, je me suis trouvé avec devant moi, dans cet apparent bout du monde, avec une jeune maman et sa fillette de trois ou quatre ans, en train de se faire le 2941 m conique, pratiquement les doigts dans le nez. La très jeune donzelle a bien couiné deux ou trois fois, mais fermeté russe maternelle aidant, elle a vite fermé son clapet, et repris le sentier tout en gazouillant. Je les ai prise en photo, mais avec l'appareil de la maman, vous ne les verrez donc pas, et la poupette, à cent mètres de l'arrivée était tout sourire et toute pimpante quand moi je crachais poumons et tout ce qu'on voudra.

 

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Ce volcan est celui que j'ai préféré. Son cratère, contrairement à ceux des deux précédant était rempli de lave figée. Le bouchon de lave était légèrement plus haut que les lèvres du cratère. Nous avons pu en parcourir la moitié du tour. En effet, sur un des cotés, de là où sortait le panache blanc, une faille coupe le bord du cratère. Le panache blanc qui en sort est en fait de la vapeur produite par les eaux de pluie qui s'infiltrent et atteignent la poche magmatique sous-jacente. C'est par cette faille (dans mon dos sur la photo) qu'aura lieu la prochaine éruption selon les vulcanologues. En parcourant le bord du cratère dans l'autre sens, on finit par tomber sur le mur de lave figée qui sur un des cotés du volcan a débordé lors de la dernière éruption au début des années 1990.

 

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La descente fut fantastique. Moins de vingt minutes pour dévaler ce qui m'avait pris une heure cinquante à grimper. Un tiers sur le pierrier et le reste sur le névé. On saute pratiquement d'un pied sur l'autre. On bascule le poids du corps d'un coté de l'autre pour garder un équilibre et stabiliser la descente. Et ça glisse tout seul, presque sans effort. Presque seulement. Il faut quand même que les cuisses assurent. Et je dois dire que je me suis quand même un peu fait peur. J'étais à la limite de la tétanisation des muscles. Mais bon, toujours bon dernier, j'ai ménagé autant que possible mes gambettes, et je suis redescendu à bon port.

 

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Épuisé, mais vachement content ... 

 

dimanche, 26 août 2007

Interlude.

En fait, malgré notre retard de deux jours à l'arrivé, le programme du séjour n'a pas été allégé mais concentré. A la fin du troisième jour, nous en étions à une ballade de 3h30, celle des sources chaudes, le jour de notre arrivée, nonobstant les 9h d'avion et le décalage horaire, plus deux ascensions de Volcan qui n'ont pas été vraiment des petites promenades de santé. En fait, ce sont les temps d'acclimatation et de repos de la première moitié du séjour qui ont été sucrés. Au matin du quatrième jour, plusieurs d'entre nous, dont moi, commencions à nous interroger sur nos capacités pour la suite. Pour ma part j'étais vidé et on ne m'aurrait pas fait faire 100 mètres en marchant.
 
Mais le troisième volcan se trouvait sur un autre site, à une cinquantaine de kilomètre, environ trois heures de piste. Ce quatrième jour, était donc une journée de transfert.
 
 
Une étape requinquage était prévue dans un établissement thermal, si on a bien compris les explications. Mais surtout on a eu accès à des douches chaudes. Et, ma foi, on est ce que l'on est, des occidentaux habitués aux douches. Alors, c'est vrai, quatre jours à transpirer avec des chauds et froids, même si ce n'était pas encore assez pour piquer une tête dans la rivière glacée, du moins pour les mecs, parce que les nanas, elles, y sont quand même allées se laver le derrière dans l'eau de fonte de la rivière, ça commençais à peser.
 
Donc douche, puis piscine à 35°C. HHHaaaa... l'extase. Quarante minutes durant lesquelles chaque fibre musculaire a commencé à se relâcher, avec paradoxalement une sensation d'épuisement croissante. Repas au restaurant sur place. Puis, reprise de la route. 
 
 
En chemin, nous avons aussi fait halte sur un marché, pour nous, mais aussi pour compléter le ravitaillement sous la houlette de Tania. Au Kamtchatka, nous n'avons pas vu de centre commercial comparable aux nôtres. On en a vu à Moscou, mais pas à Petropavlovsk. Enfin si, mais il était petit et n'avait rien à voir avec ce que l'on connait.
 
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Par contre le marché, lui, et finalement comparable à nos centres commerciaux. On y trouve tout.
 
 
Reprise de la piste, et en route pour le troisième volcan, le volcan Avachinsky. La piste, curieusement suit le lit d'une rivière. En fait, l'eau ne coule en surface que lors des périodes de fontes des neiges, le reste du temps elle coule de façon souterraine. Pourtant de temps à autres, on aperçoit sur le bord de la piste, à quelque dizaine de centimètre des roues du 6x6 des petit précipice de plusieurs mètres, avec de l'eau au fond. Le tracer de la rivière change assez régulièrement au fil du temps, et dons la piste avec. 
 
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Pour ce volcan, nous avons eu un hébergement dans des bungalows, spartiates, mais correcte, avec même de l'électricité, ce qui a permis une recharge des batteries pour certains appareils photo. Tania disposait d'une cabane pour faire sa cuisine et nous avions un baraquement commun pour les repas et comme lieu de vie. Ce lieu et un point d'accueil pour touristes et sportifs pour des activités d'été comme d'hivers, si on a bien compris. 
 
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A ce moment là, je pensais sincèrement, vu mon état d'épuisement, sensation exacerbée par l'étape bain thermal, que je zapperais le volcan du lendemain ...  



 

samedi, 25 août 2007

Les volcans.

Au matin du troisième jour, le soleil nous a souri. Nous avons été chanceux, comme disent nos cousins du Québec. Il n'est pas rare, à ce que nous ont rapporté nos hôtes, d'avoir deux à trois semaines de grisaille non-stop sur les sommets du Kamtchatka.

 

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Donc, nous avons, ma foi, goûter notre plaisir sans retenu ...

Le vent de la veille, gage du soleil, était toujours là, il en a gêné certain pour dormir. Moi, je dois dire que la fraicheur nocturne et les vibrations de la toile me conviennent. C'est avec un bercement cotonneux, envelopper de polaires, bien au chaud dans un bon sac de couchage, les courbatures anesthésiées que j'ai savouré cette nuit du bout du monde.

 

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Re-petit-déjeuner à la russe, je crois que ce matin là nous avons eu des œufs, outre la charcuterie et le fromage systématiques. Bon, le fromage, on mangeait un peu. La charcuterie, c'était plus difficile. Elle n'est pas terrible, pour les gastronomes que nous sommes. Mais on ne manquait ni de pain, ni de beure, ni de confiture. Ni, d'ailleurs, d'autres bidules forts appréciés de nos jeunes, et même de certain moins jeunes, des trucs du style pâtes à tartiner, confiture de lait, etc. Et bien sur, thé, café, jus de fruit ... Notre cantinière, Tania, a vraiment été top.

Lavage de dents et du museau dans la rivière glacée, certaines commençaient à souffrir du troisième jour sans douche. Ha, la dure vie dans la nature ... ;-)

 

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Et hop, nous revoilà charger dans le puissant 6x6, et en route pour notre deuxième volcan.

Mutnovsky est son nom, 2323 mètre l'altitude de son sommet, et 900 mètre le dénivelé de la balade. En gros comme celui de la veille. Par contre, ça a été 12 km aller et 12 km retour par des chemins pierreux entrecoupés de névé.

 

Au pied du volcan, au point de départ de la randonnée, se trouve une usine géothermoélectrique. C'est avec l'Islande, un des seuls endroits au monde, sauf erreur de ma part, où l'on exploite l'énergie géothermique volcanique pour produire de l'électricité.

 

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On voit courir des tuyaux sur les pentes alentours. Des forages disséminé capte en profondeur des sources d'eaux chaudes sous pression de l'ordre de 300° C. Transformer en vapeur sur le site de l'usine, l'eau est ramener à la pression atmosphérique, ces eaux chaude alimente des turbines qui produise l'électricité. C'est une technologie assez sioux, car l'eau contient des composés soufrés et acides assez corrosifs.

Bon, ce n'est pas très écolo pour la vue. L'usine est entourée d'un tas de déchets métalliques déjà bien corrodés. Certains, parmi nous, ont trouvé que c'était dommage de défigurer ainsi une belle vallée.

Ouais. Moi je me dis que c'est de l'énergie naturelle, renouvelable, récupérée qui ne produit pas un pet de gaz à effet de serre. Alors un bout de construction, même si c'est à la russe, c'est à dire brute de fonderie et sans considérations esthétiques et une ligne électrique, perdue dans des milliers de kilomètres-carrés sans âmes qui vivent autre que celles de onze touristes et de quelques centaines ou milliers d'ours, je ne crois pas qu'il faille s'en formaliser.

 

Nous voilà donc parti pour quatre heures de grimpette relativement douce et pénarde.

 

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Pause à mi chemin.

 

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Arrivé à l'entrée du cratère. Petite leçon de morale. Je ne vous l'ai pas encore dit, je crois, mais tous les volcans que nous visitons sont actifs. La dernière éruption de celui en cours remonte à 2000. Celui-ci de volcan, présente la particularité d'avoir le cône de son cratère fendu d'un large passage par lequel nous allons pouvoir aller titiller ses entrailles.

Là, petite pose, bien venue pour nos gambettes qui manque d'entrainement. Et on aperçoit une sorte de petit tertre avec une plaque et une croix orthodoxe. Et très sérieusement, notre gazelle d'interprète, nous dis que c'est la tombe d'un touriste ... Silence dans les rangs. Regard en coins. Sourires du style "Allez, tu charries Ira". Puis explication solennel de Maxime, notre guide en chef. On avait eu droit la veille au soir à un topo sécurité, avec signature le matin d'un calepin dans lequel on reconnaissait avoir reçu les consignes de sécurité. Et donc deuxième couche ...

 

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En fait, ce n'était pas une tombe, mais un petit monument commémoratif. Irina a beaucoup profité de notre séjour pour parfaire son français, et c'est une jeunette qui apprend vite ... Mais c'était quand même bien un jeune touriste imprudent, qui pour rammasser une belle pierre jaune à sa copine, du souffre pure cristallisé quoi, s'est trop approché d'une bouche de fumerole est a été victime d'une éructation volcanique. Il s'agissait d'un étudiant russe, et c'est la mère de ce dernier, venu en pèlerinage sur le site, qui a fait ériger le tertre avec un objectif pédagogique.

 

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Ce volcan est considérer par beaucoup comme le plus beau. Il est intéressant. Peut-être était-ce la fatigue, le temps commençant à se couvrir, moi, si je l'ai apprécié, il n'est pas celui qui m'a le plus séduit.

 

Le cratère est multiple, et contient un glacier. Le mélange de la glace, et des cendres minérales donne effectivement des choses intéressantes.

 

 
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A l'intérieur du cratère, nous sommes allés voir deux autres sous-cratères. Je croix que là, nous avons pris de vrais risque. Fatigués, nous avons marché sur des sentiers de 10 cm de large sur des pentes de cendres abruptes plongeant dans des lacs acides situés plusieurs dizaines de mètres en contrebas. Un faux pas et on aurait été mal, comme on dit. Mais bon, on est tous rentré à bon port. 

 

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Au début de la ballade, j'ai marché au rythme de Mamie Co, pour rester avec elle et ne pas la laisser seule en fin de peloton. Mais au retour, mon rythme a été le sien par la force des choses, c'est à dire la faiblesse de mes jambes. Bien qu'en descente, j'ai cru ne jamais y arrivé. Au deux tiers du chemin du retour, j'ai eu la sensation de l'épuisement absolu. C'est assez bizarre, pas mauvais marcheur en général, je n'avais jamais vraiment expérimenté ce genre de truc.

jeudi, 23 août 2007

Les autres gens ...

La vie neuronale est ainsi faite, que l'on se retrouve parfois temporairement aux abonnés absents. Bon, me voilà revenu, et voici la suite du récit de nos aventures Kamtchatkaises.

Les autres gens, ce sont bien sur mes dix compères de route.

 

Onze étions-nous, je vous l'ai déjà dit. Ours Solitaire (et éventuellement mal léché) est mon totem, ceux qui me connaissent un peu pourront confirmer, je ne m'étendrai pas d'avantage sur votre narrateur. Reste donc dix autres personnages.

 

 

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En premier lieu nous en avons cinq qui constituent la famille Apothèque. Papa Apothèque, qui vous l'aurez compris est apothicaire, maman Apothèque, qui est une collègue à moi, grande fille Apothèque, qui est étudiante en école d'ingénieur, grande fille Apothèque numéro deux (Ah, la dure place de n° 2 ;-)) qui est une compère à l'ami Pablo, mais en province, et fiston Apothèque, débarqué sur le tard et chouchouté comme il se doit par toute sa tribu. Comme je ne doute pas qu'ils zieuteront ce blog, j'espère qu'ils ne se formaliseront pas de ma description. Ils savent, mais je le redis, toute l'estime que j'ai pour eux, en particulier pour ma collègue, maman Apothèque, qui pour tout dire est l'une des trois seules amiEs que j'ai vraiment dans le marigots de crocodile que constitue une faculté en générale et ma faculté en particulier. Elle fait partie de ceux qui ont eu à traverser quelques épreuves de la vie. Et ma fois, ces épreuves sont de puissants révélateurs des êtres. Et puis d'abord, moi aussi je suis un peu apothicaire, même si je n'exerce pas.

Papa Apothèque est un passionné de plantes qui nous en a fait voir plus d'une à coté desquelles nous aurions put passer sans même nous douter de leur existence et de leur beauté si bien dissimulé entre deux feuilles ou deux brins d'herbes.

Je leur attribuerai, en bloc, l'écureuil comme totem familiale. Pour le bureau des réclamations, c'est en bas, troisième lien intitulé "commentaire" ;-)). 

 

 

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Ensuite, nous avons Mamie Co. Bon d'accord, c'est une jeune mamie, qui n'est pas encore mamie dans la réalité mais qui potentiellement peut l'être. Et puis c'était la doyenne de notre équipée. Son mari n'était pas du voyage. Au cœur de son métier sont les enfants et la compréhension des êtres. La marmotte sera sont totem.

Nous avions cinq tentes deux places et une de une place. C'est moi, l'ours revêche, qui ait pris la tente solitaire. Mamie Co s'est donc installée en coloc avec grande fille Apothèque numéro deux. Et il faut reconnaitre qu'elles ont bien fait la paire les deux. La douceur et la sagesse de l'âge mure accompagnant l'exubérance de la jeunesse ...

 

Nos quatre autres compagnons formaient deux couples, de ma génération, deux sœurs et leurs maris.  

Phil, est un mec super. Toujours le premier à donner un coup de main, à prendre soins des autres. Les mains dans les poches, il ne connait pas. Les ados sont au centre de son métier. Par ailleurs, habitué des montagnes, c'est un grimpeur hors paire. N'eut-il été bridé par les consignes de sécurité imposant le guide principale en tête de colonne lors des ascensions de volcans, il aurait laissé sur place nos guides, gazelle et chamois compris.

Ev. sa femme, est jardinière botaniste. Une compère à l'ami Pascal (Paysan Bio) pour tout dire. Elle était notre deuxième passionnée de plante. Et c'était un régale de la voir discuter des propriétés culinaires et/ou médicinales de telle ou telle plante avec papa Apothèque. Chez nous, elle a créé un jardin pédagogique montrant toute les plantes, bien de chez nous, utilisable pour plein de choses et en particulier la cuisine.

V. et JL. les deux derniers de nos compères font aussi partis de ceux que la vie éprouve. V., la sœur d'Ev., s'est blessée un mollet dans la partie moscovite de notre aventure, elle n'a donc put faire toute les randonnées du programme. Mais tout deux ont été d'agréables compagnons.

 

Bon, je ne vous ai pas dit tout nos secrets :-)), mais vous avez quand même maintenant une petite idée de l'atmosphère de notre équipée.

 

 

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Le lendemain de notre arrivé,  après une nuit venteuse, nous avons eu un réveil avec un temps encore maussade et le plafond bas. Mais le vent, frais au sortir de la tente, restait un facteur prometteur pour la suite de la journée.

 

Et après un solide petit déjeuner à base de riz au lait complété, franchouillard on est resté, de thé avec tartines de pain, de beurre et de confiture. Nous voilà en route pour notre première grimpette.

Mise en jambe avec un "petit" volcan de 1829 m d'altitude, le volcan Gorely, situé sur le pourtour d'une magnifique caldera de plus d'une dizaine de kilomètre de large. Paysage volcanique lunaire. A voir, plus qu'à dire ... 

Quatre heures d'ascension, 900 mètres de dénivelé.

 

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En fait de mise en jambe, un vent d'enfer, certes gage d'éclaircie, a rendu le périple un peu dur pour certaines d'entre nous, en particulier Mamie Co et Maman Apothèque. Nos hommes et nos jeunes courant en tête, à part grande fille Apothèque n°1 restée avec sa mère, j'ai pris en charge l'arrière garde, traçant à petit pas dans la neige une piste face au vent de façon à le couper (de ma robuste carrure ;-)) pour mes suiveuses et leur permettre d'avancer plus facilement. Le deuxième guide fermait la marche, son rôle étant de s'assurer que personne n'était perdu en route.

 

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N'eut été le vent glaciale, la balade était très praticable. Pour ma part j'ai apprécié, et la ballade, et l'équipement dont je m'étais doté, avec hésitation, avant le départ. Chaussures de qualité, polaires et veste étanche ont été opportuns.  

 

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jeudi, 16 août 2007

Les gens ...

Exercice délicat pour aujourd'hui ...

 

Il  m'arrive d'avoir le clavier bien pendu ... Ou, pas dans ma poche ... Comme on voudra. Mes compères de route me lisent, ou du moins peuvent me lire, je leur ai donné l'adresse du Blog. Je vais aussi l'envoyer à notre petite interprète de Petropavlovsk. Il me faut donc faire des peintures qui, tout en reflétant une part de vérité, préserve la qualité des moments partagés.

 

Je plonge, donc ...

 

Pour commencer, le plus facile, notre équipe d'accompagnateurs ... Ils sont cinq.

 

En fait, l'équipe a changé au cours du temps, en fonction des activités. Pour la première moitié du séjour, Maxime a été notre guide responsable. Il est un spécialiste des volcans. Il a revendiqué le chamois comme totem, vous comprendrez pourquoi plus tard. Mais en réalité, c'est un bon nounours, tout en rondeur, dans la forme, comme dans le caractère. L'ourson, pas l'ours, sera donc son totem. A petit pas, en oscillant curieusement de gauche à droite, comme un culbuto, il avance d'un pas ferme, parfois rapide, sur les chemins et les pentes. Il était instit à l'origine, mais il a préféré les touristes au milieu de nul part aux têtes blondes au milieu d'une école.

 

Oleg, notre deuxième guide, sera de tout le séjour. C'est à lui que revient le symbole du chamois. Sans jamais paraitre essoufflé, portant tout le temps un sac contenant des vivres et le matériel de secours, une bonne quinzaine de kilo à mon avis, il virevolte d'un bout à l'autre de la colonne en marche et étalée sur les pentes. Léger, mobile et tchatcheur invétéré, c'est un hyperactif, partout à la fois, efficace et gentil. Le reste de l'année, il est informaticien dans un centre médical et organisateur d'activité neige l'hiver.

 

L'équipe est dotée d'une cuisinière, Tania. Elle est tout à la fois l'intendante et la cuisinière. Typée, elle a manifestement du sang autochtone. Elle est également d'une redoutable efficacité. Chaque chose est à sa place. Le camp plié en moins d'une heure est installé en tout juste une demi-heure, la soupe est prête moins d'une heure après avoir posés nos sacs. Elle aussi, comme Oleg, nous accompagnera pour tout le séjour.

 

Discret et distant et ne parlant pas un mot d'anglais, honte à moi, je n'ai pas retenu le nom du chauffeur qui n'est resté avec nous que la première moitié du séjour. Maitre de la machine. Capable de passer n'importe où avec son engin. Passées les frayeurs du premier jour pour les occidentaux habitués aux routes civilisées que nous sommes, c'est totalement confiant que par la suite nous nous sommes laissés trimbaler d'un point à l'autre par lui et son 6x6 dont il ne semblait pas peu fier.

 

Irina, Ira pour les intimes, notre interprète ... Une jeunette de 21 ans. Mignone. Fluette. Elle à fait l'objet d'une drague assidue de la part de tous nos guides mâles. Sans doute un peu trop même. Ce que nous n'avons pas réussi à savoir, c'est si c'était la norme locale ou pas. Ira est étudiante en langue. Elle maitrise l'anglais, parle pas mal le français et envisage le métier de traductrice. Elle nous a dit vouloir venir en France passer six mois au paire pour parfaire son français. Inutile de dire que de notre coté l'invitation est lancée ... Fluette, donc, mais d'une incroyable robustesse tout en légèreté. Plus qu'Oleg encore, elle donne l'impression de voler sur les sentiers des volcans. Le souffle léger et moulin à parole avec son compère Oleg, elle vous termine un 2000 mètre de dénivelé aussi fraiche et dispose qu'au départ et la respiration normale, quand nous, nous en sommes tous ou presque, à cracher nos poumons, les godasses pesant une tonne. La gazelle fut, bien sur, son totem ...
 
 
 
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Arrivé le premier soir sur le lieu de campement. On décharge le camion. On dresse les tentes. Tania est déjà à la cuisine pendant que le chauffeur allume le feu et installe grilles et parvents. Oleg et Maxime nous montent nos tentes plus qu'ils ne nous aident. Nous sommes quasiment maternés. On n'a pas trop l'habitude. On donne la main, mais c'est tout juste si on n'est pas écarté.
 
Outre les tentes de couchages, une pour deux personnes et une pour moi seul (mon totem à moi est celui de l'ours), il y a une tente de séjour-salle à manger si l'on peut dire. Elle abrite la cuisine et une grande table avec deux longs bancs.
 
Premier repas. Soupe délicieuse qui nous change des derniers plateaux-repas de l'avion dans lequel nous étions encore six heures plus tôt. Et là, moment de gène. On est seuls à table. Tania nous dis de manger pendant que c'est chaud. On obtempère. Et on s'aperçoit que l'équipe d'accompagnateurs, à part Ira qui est en permanence avec nous, mange après nous dans un coin de la tente, à l'écart. Inutile de vous dire que ce n'est pas notre truc. Il nous faudra beaucoup parlementer pour obtenir qu'ils mangent avec nous. Ils ont pour instruction de leur patron de rester à l'écart en dehors du boulot et pendant les repas en particulier. En gros de se comporter comme des serviteurs. On aura du mal, notamment avec Maxime, à les faire changer de  manières avec nous.
 
 
 
Premières balades ...
 
 
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Premier bain de sources chaudes ...
 
 
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mercredi, 15 août 2007

Plongée au bout du monde ...

Donc, ça y est, nous y sommes. Ce fut rude, mais maintenant la béatitude du touriste comblé nous gagne ...
 
 
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Voici l'engin qui nous attend à l'aéroport de Petropavlovsk. Mieux que les véhicules des ZAvezVuLaTailleDeMaCaisse moyens de chez nous, ce n'est pas un 4x4, mais un 6x6. Trois essieux, six roues motrices. Dans le babe, nos détenteurs de cellules autopropulsées grand luxe hautes sur pates. La mousse des banquettes est fine. Leur ossature est composée de bonnes planches en bois. Confort spartiate donc. Mais quelle belle et robuste machine. Et déjà 18 ans de bons et loyaux services, siouplait ...
 
Dans la grisaille de ce que l'on ne sait pas trop si c'est le petit matin ou la journée, nous avons décollé vers 17 heures, traversé une nuit et atterri aux environs de 10h du mat, heure locale, après 9 heures de vol, nous découvrons un monde assez nouveau et un peu déroutant. Sorti des pistes, on se retrouve sur le parking de l'aéroport (là où il y a ce superbe monstre mécanique), sans nos bagages, sans avoir traversé le moindre bâtiment, en franchissant juste une grille.
 
Puis nous avisons un mouvement de foule vers une petite porte latérale du bâtiment. Parce qu'il y en a quand même un de bâtiment. On suit, et de fait, on se retrouve dans un lieu assez petit, avec un bidule à tapis roulant un peu brinquebalant distribuant au compte gouttes les bagages.
 
 
Chargement du camion ...
 
 
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L'équipe qui nous attend est composée d'un guide principale, d'un guide secondaire, d'une cuisinière, d'une interprète et d'un chauffeur. Cinq accompagnants pour les onze grelus que nous sommes. On n'a pas trop l'habitude, mais bon, on n'a pas eu le choix.
 
Sacs entassés sous bâche sur le toit et nous voilà parti ... On doit retrouver quelque kilomètre plus loin, sur une petite place du patelin, le patron de la boite pour régler le solde du séjour et en profiter pour faire quelques emplettes. Chaleureux comme une banquise et affublé du célèbre sourire russe, le patron, pourtant un copain d'une copine à nous, règle vite fait les formalités, encaisse le pognon, prend le cadeau que nous avons emmené de France de la part de sa copine et disparait.
 
 
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Et pas longtemps plus tard, extinction des mobiles (y'a plus de réseaux, enfin !). En route pour les terres sauvages ...
 
 
 
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A suivre ...
 
 

mardi, 14 août 2007

Weekend forcé à Moscou ...

On parlemente, on rage, on bouillonne, on veut voir un chef. Mais nada. On n'a à faire qu'à des sous-fifres, droit dans leur bote, sans un sourire (le sourire ne faisait manifestement pas parti de l'éducation soviétique), raide dans l'exercice de leur parcelle de pouvoir.

Une demi-heure, nous nous rendons à l'évidence. On est planté à Moscou ...

 

Une nouvelle partie s'engage. Il nous faut gérer cette nouvelle et imprévue situation.

D'abord, nous assurer d'un prochain vol pour Petropavlovsk. Nos billets seront-ils échangés ? Allons-nous en être de nos cartes bleues ? On fonce au guichet d'Aeroflot. On explique la cause de nos malheurs. Ouf, l'échange de nos billets est accepté. On a juste un supplément de 8000 roubles (environ 230 €) à payer. Quatre de nos billets changent de catégorie. Trop content de s'en tirer à si bon compte, on ne discute pas et chauffe la carte bancaire. Seul hic, l'avion n'est que pour le surlendemain. Deux jours de Kamtchatka nous filent sous le nez.

Deuxième étape, organiser au moindre coût notre weekend moscovite impromptu. Nous ne sommes pas à plaindre et nos cartes bancaires fonctionnent, mais pour l'heure, ce sont surtout nos banques qui assurent derrière, et viendra bien le moment ou les comptes devront être ajustés ...

Commence un marathon téléphonique avec Nouvelle Frontière et la boite de Moscou responsable de nos déboires. Dans un premier temps il nous propose un hôtel sur place, prêt de l'aéroport, et nous trouve un vol pour le lendemain. Un jour de regagner, ce serait cool. On file au guichet de la compagnie, un peu inquiet de sa qualité, on a aucune info, mais bon, on va voir ... Là, ok, il y a des places, on montre nos billets Aeroflot pour un échange. Niet. Il faut banquer. Retéléphone à la boite moscovite.

« Allo, ils ne veulent pas échanger nos billets !

- Oui, vous devez payer. 

- Serons-nous remboursés ?

- Peut-être.

- Pouvez-vous nous le garantir ?

- Heu ..., ben ..., pas vraiment ... »

Bilan, on reste avec Aeroflot et nos deux jours dans le pif. On obtient un retour pour deux nuits à notre hôtel d'origine, la reconduite à l'aéroport pour le surlendemain. Par contre, pour rejoindre l'hôtel, il est prêt de sept heures du soir, bernique. A nous de nous démerder. Recherche de taxi, négo, mafia tchéchène ...

Bref, on opte pour les bagages en consigne et on se lance dans une exploration du bus et du métro moscovite.

Prise de bec avec le chauffeur du bus qui voit débarqué onze zinzins qui comprennent que pouic a son charabia, lui ne comprenant pas mieux le notre. Une bonne âme russe, oui, oui, il y en a, qui parle un peu anglais, règle la situation. On monte, on paye, et en route pour le métro.

Une heure plus loin, nous voilà enfin aux portes du métro de Moscou. Chance, nous somme sur la même ligne que notre hôtel, mais juste à l'opposé. Reséquence guichet pour les tickets, heureusement toujours avec notre bonne âme, qui en fait à un fiston qui vie en France, à Caen, ceci explique cela. La matrone du guichet, celle des caricatures, un demi quintal et 1,3 mètres au garrot, nous fait une tronche d'enfer et vitupère. Vous rendez-vous compte, onze tickets à éditer pour ces ploucks d'étranger ! Mais bon, on a nos tickets, et une heure de plus, nous voici revenu à la case départ, à notre hôtel.

 

Samedi à Moscou. Visite du Kremlin. Bof. Perso, les églises et l'art religieux orthodoxe, ça ne me branche pas plus que ça. Mais bon, c'est fait.

 

Dimanche, retour à l'aéroport. Cette fois, suivant les avisés conseilles de notre anxieuse, nous avons exigé le départ de l'hôtel à onze heure. Et là, tout roule bien et nous arrivons avec 3h30 d'avance à l'aéroport.

Silence dans les rangs. On ne rigole pas :-)).  Chat échaudé craint l'eau froide ... ;-)

 

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Pique-nique devant l'aéroport.

 

Et neuf fuseaux horaires plus loin ... 

 

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Il pleut, le plafond est bas. On a 48 heures de retard. Mais ça y est ! Nous sommes au Kamtchatka ... :-))

 

 

lundi, 13 août 2007

Quand la poisse vous colle aux basques ...

Moscou donc ...

 

Fin d'après-midi à déambuler sur la Place Rouge, la preuve ...

 

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Soirée dans un petit resto sympa déniché par la copine française d'une des deux jeunettes de notre équipe, qui apprend le russe à Moscou avant de filler étudier l'ingéniérie à Saint-Petersbourg à la rentrée de septembre, et que l'on a retrouvée sur place pour l'occasion ...

 

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Première nuit en Russie, RAS.

Le gus de la boite responsable de notre nuitée à Moscou et de nos transferts entre l'hôtel et les aéroports nous avait assuré qu'il n'y aurait pas de souci, qu'un véhicule viendrait nous prendre à 13h (notre avion étant à 16h10). Notre angoissée avait bien tiqué un peu, arguant d'une circulation d'enfer à Moscou, mais nous lui avions dit de ne pas s'en faire et de rester cool ...

13h, toujours pas de taxi, 13h15, rien. Vent d'angoisse général sur le groupe. Coup de fil. 13h20, enfin, un véhicule est là. Un minibus onze places, mais nada pour les bagages. Pas grave, en 10 minutes on tasse le tout, bonshommes, nanas, et fourbi. Et roule petit bonhomme ...

On a une demi-heure de retard, mais bon, ça roule, on est sur une autoroute périphérique 4 voies (5 en comptant la bande d'arrêt d'urgence, qui en Russie semble plutôt être une bande de circulation d'urgence).

Le temps est au beau. On admire le paysage, les centrales nucléaires, on en compte une dizaine sur la demie- périphérie de Moscou à deux pas des immeubles d'habitation.

 

Ah, les immeubles. J'ai oublié de vous en parler. Prenez une cité de banlieue de chez nous, bien pourave, pas rénovée depuis 30 ans. Et bien Moscou c'est ça sur des kilomètres carrés et des kilomètres carrés. Des immeubles de 15-20 étages, le tout étonnamment planté en pleine verdure. Car il faut bien le dire, nos amis russes n'abusent pas du bitume. D'ailleurs notre hôtel, était l'un de ces immeubles. Et oui, le machin très propre sur lui à l'intérieur, à la déco un rien ostentatoire, un bon deux ou trois étoiles de chez nous, vu de dehors, ressemble à un immeuble naze de banlieue ...

 

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Donc, Les dizaines de minutes passent. La circulation se densifie. Le nombre de kilomètre parcourus à l'unité de temps se réduit comme peau de chagrin. Le chauffeur se met à clopper, les tiges se succédant à un rythme de plus en plus soutenu. Sourde angoisse de nouveau palpable chez chacun de nous. Air de je vous l'avais bien dit chez notre amie un peu ronchon. Coup de téléphone du chauffeur. On en est à compter les mètres parcourus à la minute ...

Puis sortie du périf, quelques voies de traverses et récupération de l'autoroute direction l'aéroport. Sourire du chauffeur qui nous dit que c'est ok, mais bon ... Vives accélérations, slaloms, freinages d'urgence et voie de circulation d'urgence sont largement mis à contribution.

Arrivée terminal deux, pas de bol, c'est au terminal un, de l'autre coté de l'aéroport, que l'on doit aller, un quard d'heure de trajet encore ... Conduite à la Fangio, largage, repérage, passage premier contrôle, deuxième contrôle. J'aperçois le comptoir d'enregistrement, étant le plus léger en bagage, je suis en avant garde. Et là sous mes yeux, la petite lumière s'éteint, je plaide, je pleure, je supplie, rien n'y fait. C'est niet, bras en croix (les russes font ça très bien pour vous envoyer vous faire foutre).

 

Et l'avion pour le Kamtchatka part sans nous ... :-( 

 

 

dimanche, 12 août 2007

On est touriste ou pas ...

Bon, ben, reprenons donc les choses dans l'ordre.

 

Je passe sur les péripéties de la préparation du voyage.

 

Le séjour en Russie était programmé du 26 juillet au 9 août. Visa négociés dès début juin par l'intermédiaire de Visa Express. Tout baigne. Sauf que ...

Départ de Genève pour Moscou prévu le jeudi. Le vendredi qui précède, notre angoissée de service (un peu ronchon parfois, mais adorable par ailleurs ;-)) s'avise de regarder les dates de visa inscrites sur nos passeports. D'habitude, c'est moi l'anxieux, mais ce coup-ci, je m'étais mis au vert et entièrement reposé sur mes compères de route pour l'organisation et la préparation du voyage. Et là, catastrophe en vue, les dates inscrites sur nos passeports vont du 28 juillet au 9 août ... Sur les onze que nous sommes, l'une est encore au brésil, une autre crapahute dans les Alpes ...

Lundi, coup de fil à notre correspondante (russe, ça facilite les discutions avec l'ambassade) de Visa Express. Il apparait que les papiers étaient bien remplis et que c'est l'ambassade de Russie qui s'est plantée, mais Visa Express n'a pas fait son boulot de contrôle ... Envoi des passeports disponibles par chronopost dès le lundi. Récupération des deux passeports encore en vadrouille le mardi soir et bibi direction Paris en TGV le mercredi pour récupérer les passeports et avoir les deux derniers visas.

Ouf. Jeudi matin, ça roule. 8h du mat, les onze pieds-nickelés sont tous là à l'aéroport de Genève. Prêt pour l'aventure Kamtchatkaise ...  

 

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Le séjour au Kamtchatka et son programme avait été négocié directement avec une boite de là-bas, par le biais d'une russe du Kamtchatka immigrée par chez nous et potesse du patron de la boite en question. Le voyage, lui, avait été négocié avec Nouvelle Frontière. La personne qui s'en est occupée avait opté pour une journée à Moscou, toujours organisée par Nouvelle Frontière. On devait nous récupérer à l'aéroport pour nous conduire à un hôtel du centre de Moscou et nous reconduire à l'aéroport le lendemain.

 

Là, arrivée à Moscou. Personne pour nous récupérer. On attend, un quart d'heure, une demi heure, toujours rien ... On connaissait le nom de la boite qui à Moscou nous prenait en charge pour le compte de Nouvelle Frontière. On avise dans l'aéroport un comptoir de la boutique en question. Une nana, jeunette, y est assise. On se positionne devant le comptoir, attendant sagement qu'elle lève le nez. Elle ne semble pas débordée d'activité. Une minute, deux minutes ... Finalement on se décide à l'interpeler, en anglais. Et là, elle nous regarde, ne comprenant pas un mot de se qu'on lui dit, le tout avec le sourire d'une gardienne de goulag en poste depuis 15 ans. Explication avec l'aide de sa voisine du comptoir d'à coté. Elle finie par nous dire qu'elle n'est pas au courant. Après beaucoup d'insistance de notre part, son regard nous exprimant très clairement à quel point on l'emmerde, elle finit par appeler sa boite. Là, ils nous dégotent un gus parlant français pour nous dire que Nouvelle Frontière n'a pas confirmé notre venue, d'où ...

Bref, on doit se prendre et se payer un taxi (déjà payé par ailleurs), en fait trois, vu le nombre qu'on est et les bagages. Moi j'ai juste mon sac à dos plus un petit sac qui contient mes grolles de marche, mais mes compères, eux, ont opté pour un relatif confort ...

 

Ça y est, on est à Moscou, à notre hôtel (Qui lui était bien réservé !!! Pas très cohérent les explications des ruskov en fait). Sauf que, on n'est pas au centre comme prévu, mais à la périphérie, à 25 mn de la place rouge en métro. Mais bon, on fait avec.

 

 

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C'est pas encore le Kamtchatka ? hein ? ça vous démange ? et bien un peu de patience ! Ça se mérite le Kamchatka. Parce que pour tout vous dire, à ce stade là, on y est pas encore ...

 

A suivre ...

 

 

vendredi, 10 août 2007

Salut à toi, connuE ou inconnuE ...

Salut à toi, connuE ou inconnuE, qui passe par là.

 

Ceci est l'histoire d'un voyage au Kamtchatka, et c'est par la fin que je vais commencer.

 

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Donc retour du bout du monde. Journée de 35h, 25h de voyage, 3 avions, une voiture ...

 

La Russie, est un pays de contraste, où de belles réalisations cotoyent un océan de laisser aller. L'Ilyushin IL-96, Aeroflot en possède 6, qui assure la liaison Moscou-Petropavlovsk, est un excellent avion, d'un confort très correcte en classe éco. En tous cas, pour ma part, j'ai connu pire ... 9h20 de vol dans de bonnes conditions (8h40 à l'aller, ben oui, c'est comme ça quand on tourne autour de la terre, notre petit boule de rocher et d'eau tourne plus vite que l'atmosphère qui l'entoure, donc quand on vole dans le sens de rotation de la terre, d'est en ouest, on rame plus ...). Certes, hotesses et stewards ont bien laissé leur sourire à la maison, ça c'est un phénomène général en Russie, les temps soviétiques ont dû êtres durs et le modèle capitaliste occidendale pas si terrible en fin de compte, mais nos hôtes n'en sont pas moins efficaces, enfin certains du moins, parce que pour d'autres ... mais ça, ce sera une autre partie de l'histoire.

Le Kamtchatka, n'est relié au reste du monde que par l'avion. Pas de train, peu de route. Vladivostok est à 5 jours de mer. Donc, pour là-bas, l'avion, c'est un peu l'autobus. On y cotoye le peuple russe en transite, avec comme partout ailleurs, quelques goujats, des gens biens, des nuées d'enfants courants en tout sens, quelques touristes plus ou moins beaufs. Bref, la vie ...

 

 

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Le Kamtchatka, donc. Pays des volcans (sur la photo, derrière le bus), des ours et des saumons. Le saumon, là-bas, c'est le poisson du pauvre. Alors dans le premier plateau repas servi par Aeroflot, sur le chemin du retour, deux belles tranchettes d'un saumon fumé sauvage et gouteux, comme on n'en trouve pas chez nous dans la plus hupée des épicerie fine parisienne.

Mais reprenons l'histoire par son début ...

 

A suivre ... 

 

 

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